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Publié par safetyfirst

film SUVA - sous titrage

Bonjour,

ce film a été récemment publié par la SUVA (institut suisse équivalent à notre INRS). Il s'agit du témoignage d'un dirigeant dans le domaine du BTP.

Toutefois, le domaine d'activité importe peu, le cœur du message étant : quel est l'élément déclencheur d'une démarche sécurité/prévention en entreprise?" je vous laisse regarder ce film d'un peu plus de 3min et transmettre le lien autour de vous

Nous nous trouvons, ici, dans un cas d'école issu d'un événement corporel grave suite à une chute de hauteur. Pour qui, pour quoi, s'intéresser aux sujets de santé et de sécurité au travail lorsque l'on est dirigeant?

Mon constat rejoint celui de la vidéo. Un événement majeur avec des incidences corporelles est trop souvent à l'initiative d'une démarche de prévention dans l'entreprise. La lecture de la prévention des risques professionnels ne semble pas aussi aisée par le dirigeant que celle de son investissement dans un nouveau marché ou un nouveau produit.

Lorsque l'on est dirigeant d'entreprise, qu'elle soit manufacturière ou de prestation intellectuelle, l'un des risques important est l'Homme à travers ses compétences, son positionnement, son souhait de grandir,... et surtout le besoin qu'à l'entreprise de sa ressource humaine.

Aussi, lorsqu'il est fait cas de GPEC, on investit dans l'Homme et la prévention doit en faire partie... Il manque ce petit quelque chose pour que le dirigeant en fasse un véritable enjeu stratégique.

Et ce n'est pas un "animateur du bonheur" ou chief hapiness officer qui sera efficace dans ce contexte.

Le préventeur ou animateur santé-sécurité au travail reste un pivot central de mon point de vue => J'avais fait un article en 2013 sur "le rôle social du préventeur".

Et pour que cela porte, créer ou développer un poste de préventeur ne doit pas se résumer à respecter la réglementation. L'enjeu se trouve dans l'intégration et les engagements individuels en gestion opérationnelle et management des risques. Lorsque ce sujet est intégré au travail, il n'est plus négociable.

 

Le témoignage de ce chef d'entreprise est également à mettre en exergue vis à vis de salarié qui peuvent avoir tendance à chercher des excuses pour ne pas positionner les béquilles sur un échafaudages roulant ou ne pas porter un EPI parce qu’il est dans son vestiaire...

Chaque chef d'entreprise a-t-il besoin de faire sa propre expérience, et donc vivre un accident grave, pour agir en prévention ?

La perception du risque ou des risques professionnels par les dirigeants reste trop parcellaire car limitée à sa propre vision. Il est alors nécessaire d'accepter la critique et une remise en cause de sa sensibilité au risque grâce à d'autres dirigeants ou des retours d'expériences pertinents.

Je ne crois pas qu'il y ait de solution toute faite. Ni la branche d'activité, ni les organismes institutionnels ne semblent légitimes à celui qui s'investit chaque jour pour développer son entreprise. Nos discours doivent sans doute évoluer vers une notion d'accompagnement et de bienveillance plutôt que de contrainte.

@u plaisir de vous lire

Jérôme

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