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Publié par Jerome

La régulation sociale du risque émotionnel au travail

Là où de nombreux courants prennent la voie des comportements individuels lorsque l’on parle de prévention des risques professionnels, je m’intéresse aux causes profondes de notre activité professionnelle et du mode de survenu de notre activité réelle.

Dans la continuité des lectures que je vous partage, je vous propose de découvrir :

  • La régulation sociale du risque émotionnel au travail, aux Editions OCTARES, par Thomas BONNET.

L’année passée, je vous avais transmis mes impressions après la lecture de l’ouvrage de Mme JEANTET (http://www.hsseassist.com/2019/08/les-emotions-au-travail.html). Dans la continuité et avec ses spécificités, le livre que je vous présente revient sur des cas concrets pour proposer une vision plus globale par la suite.

La dernière partie sur la crise est d’une actualité criante tant chacun pourra reconnaitre des situations concrètes relayées par les médias, voire connues dans nos environnement proches depuis le débuts de la crise sanitaire liée au Coronavirus.

Pour illustrer l’intérêt de cet ouvrage et sans reprendre des parties à différents endroits du livre, je vais vous citer une page complète faisant la transition entre la première et la seconde partie. Je trouve qu’elle résume et donne envie autant que la 4è de couverture…

livre à commander sur le risque Octares Editions

« La première partie de l’ouvrage a consisté à situer et définir le risque émotionnel. Ainsi, le risque émotionnel est pluridimensionnel : il est inhérent à la mission même du service rendu, il impacte singulièrement le professionnel et ile st corrélé à l’organisation du travail. On peut finalement définir le risque émotionnel comme la mise en péril du bien-être du travailleur et l’accomplissement du travail par le paramètre émotionnel de la situation. Mais dans la mesure où le travail s’effectue collectivement, c’est un ensemble d’individus, de collègues, qui sont confrontés au risque émotionnel. On peut donc se demander quel rapport entretient le collectif de travail avec le risque émotionnel.

Cette question sera examinée dans le deux chapitres qui suivent où l’objectif est de définir le collectif de travail à travers le prisme du risque émotionnel. Mais deux approches différentes et complémentaires seront utilisées. Dans le quatrième chapitre, nous tenterons de comprendre ce qui définit le collectif de travail, d’un point de vue interne. Comment une communauté de travailleurs que l’on peut appeler un collectif fait face au risque émotionnel ? Quels sont les éléments éventuels que l’on peut dégager et qui nous apparaissent, grâce à la méthode comparative, récurrents aux collectifs observés ? Dans le cinquième chapitre, nous chercherons à nous centrer non plus sur ce qui se passe au sein du collectif, mais à voir dans quel type d’environnement – à risque émotionnel – baigne le collectif. Aussi, nous tenterons une fois de plus de mettre en exergue un certain nombre d’éléments caractéristiques de cet environnement tout en tentant de comprendre comment ils jouent dans la régulation sociale du risque émotionnel. »

 

En s’appuyant sur 3 métiers concrètement observés, l’auteur nous aide à comprendre l’enjeu des émotions au travail et l’importance de cette considération dan les organisations du travail.

Thomas BONNET nous livre, à nous préventeurs, un ouvrage qui me semble beaucoup plus utile pour travailler sur le fond de l’approche [risque ; comportement] que tout ouvrage donnant des recettes toutes faites pour réussir en prévention.

Atypique comme de nombreuses lectures de ma bibliothèque, pour les préventeurs, « la régulation sociale du risque émotionnel au travail » est une brique supplémentaire à la construction d’une prévention durable.

Au plaisir de vous lire

Jerome

 

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