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Publié par Jerome

Le référent Covid : nouvel acte de prévention politique ! le Yaka se met en marche.

  • Je réclame un référent risque travail en hauteur,
  • je veux un référent travail d’ordre électrique ou à proximité,
  • je désire un référent sécurité routière….
  • Et je voudrais dans la famille prévention un référent amiante (Bah, oui, elle est toujours présente en quantité dans de nombreux bâtiments et nos équipes de maintenance / entretien).

Le travail malheureusement tue encore. C’est vrai, beaucoup moins que le Covid-19, c’est seulement entre 1100 et 1200 personnes chaque année.

Le constat est pourtant sans appel : le travail est sûr, beaucoup plus sûr que la majorité des lieux de vie actuellement en France !

Je le répète et je l’ai répété aux dirigeants que j’accompagne sur le sujet de cette crise sanitaire depuis un peu plus de 2 mois désormais :

  • Si je travaille 35h / semaine et que je dors 7h/nuit au total, je suis "occupé" 84h/semaine. Il reste 84h où l’employeur n’a aucune action sur les déplacements et les choix de ses salariés. Au même titre que le travail tue, les événements de la vie domestique sont 15 fois plus importants et plus mortels. Soit un total annuel de 15-20.000 morts/an (les chiffres ne sont pas aussi fiables qu’au travail).
  • 84 heures pour rester convaincu et convaincre son entourage des risques et des protections, des gestes barrière, ou,
  • 84 heures pour tomber le masque, fêter les retrouvailles en famille et entre amis, se toucher, s’embrasser,… en toute inconscience.

 

Le référent sécurité routière a été une idée portée par les CARSAT mais jamais défendu au plus haut niveau depuis feu notre président Chirac.

Le référent Covid sera un nouveau prétexte de conflits / paix entre syndicats qu’ils soient de salariés ou d’employeurs. La CPME s’oppose à se concept et je suis en phase, si je le pouvais à plus de 100% avec eux. Plutôt qu’assumer ses actes de dirigeant ou le non-respect de règles en qualité de salarié on ajoute un trublion qui va devoir « assumer » pour partie (sans doute une grande partie) les choix non assumés d’un côté ou de l’autre.

L’Etat modifie son protocole sanitaire pour le monde du travail ce 24 juin alors que certains basiques ne sont toujours pas respectés. On allège alors qu’il faudrait maintenir et faire respecter.

Le travail est possible et ses conditions ne sont pas les mêmes que l’on soit en bureau, en activité physique, en intérieur ou en extérieur… une nouvelle fois, les fédérations et les syndicats vont y aller de leurs protocoles adaptés et surcharger les PME. Tout est pourtant résumé en une affiche émise par le ministère de la santé les gestes barrière auquel est ajouté le port du masque.

Quant à la désinfection, on parle trop peu de l’eau de javel, elle est tout aussi efficace que les produits élaborés et surtout plus accessible. On en connaît les risques et les effets. Certains pensent qu’elle sent mauvais. Il faut juste respecter les règles d’utilisation et donc bien souvent être formés et ne pas vouloir se désinfecter de l’intérieur comme un certain D.T. made in USA.

Alors le référent Covid à quoi sert-il ?  Nous avons déjà le référent prévention obligatoire mais rarement en place… en qualité de chef de projet par le passé j’ai toujours appris que ce n’est pas en cumulant des projets jamais aboutis que l’on progresse. On a le droit de se tromper ; l’erreur construit. Insister dans une direction sans issue relève d’une certain masochisme ! il est vrai que ce sont souvent de nouveaux politiques qui répètent les recettes inutiles du passé.

Contre cette absurdité : Oui.

L’Etat doit assumer d’avoir un service d’inspection du travail, donner des pouvoirs et des moyens (en matière d’effectifs au moins). Il doit également assumer d’avoir des agents dans les CARSAT et privilégier une présence terrain à des orientations politiques quitte à observer des écarts dans les pratiques selon les régions. L’Etat jacobin est également présent en prévention et c’est bien dommage…par son décalage important à la réalité.

Je pourrais vous raconter ma dernière réunion de chantier où on a essayer de m’expliquer les surcoûts liés au Covid… tout le monde est reparti en se disant que finalement c’était gérable car la situation n’avait pas été prise du bon côté. Parlons du risque, de sa source et non des conséquences avant toute évaluation !

Le référent Covid est un pansement sur une jambe de bois pourrie !

Un coup de gueule, le Covid me fatigue par ses absurdités qualifiées de mesures de prévention mais qui n’en sont pas !.

Jerome

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