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Publié par jerome

Bonjour,

Cela fait un moment que j’ai commenté l’une de mes lectures. Pas que je n’ai lu, mais plutôt par absence de prise de recul sur mes lectures et c’est sans doute comme n’avoir pas lu… j’ai quelques ouvrages à reprendre pour mieux les intégrer.

A la faveur de la fin de semaine autour du réveillon de Noël, je me suis promis de ne pas travailler pour (ne pas ouvrir mon PC pro ni lire mes mails). Je me suis donc tourné vers un premier ouvrage acheté récemment, je pensais pouvoir le lire assez vite. Cela m’a pris à peine une journée, annotations comprises.

« La comédie (in)humaine » connaissez-vous, un livre de Nicolas BOUZOU et Julia DE FUNES aux éditions de l’observatoire.

La quatrième de couverture autant que les informations que j’avais captées m’ont incitées à en prendre possession.

« Réunions interminables, séminaires sportifs, inflation des process : l’entreprise est devenue le lieu de l’absurde. Julia de Funès et Nicolas Bouzou partent en croisade contre l’absence de sens qui paralyse nos sociétés et proposent des solutions concrètes. Pourquoi le management vire-t-il souvent à la tragicomédie ? Pourquoi les entreprises s’évertuent-elles à bâtir des organisations qui font fuir les meilleurs alors que leur principal objectif devrait être d’attirer les talents ? Comment remédier concrètement à ces dysfonctionnements insensés, sources de burn-out, bore-out et autres brown-out ? Pour la philosophe et l’économiste, défenseurs acharnés de la libre-entreprise, il est urgent de laisser les salariés exprimer librement leur intelligence critique et redonner du sens à leur travail. Ce n’est pas avec des babyfoots, des formations ludiques, des documents PowerPoint à n’en plus finir ou des Chief Happiness Officers que l’entreprise de demain sera le lieu de l’innovation, de la performance et du progrès ! »

 

Si vous me suivez depuis quelques mois voire quelques années vous connaissez ma position sur les C.H.O. et le problème de positionnement des entreprises qui travaillent à la réduction des AT ou à l’amélioration des conditions de travail comme une fin en soi et non comme un projet d’entreprise. En qualité de consultant expert sur les sujets de l’entreprise et de son organisation dans un objectif global d’amélioration et de considération des entités et Hommes qui la compose, je suis souvent considéré comme particulier.

Je crois avoir écrit qu’en début d’année 2018, j’ai refusé une vingtaine de jours de formations car le cadre de l’entreprise n’était pas favorable ou insuffisamment détaillé. Ces journées se répartissaient sur 3 entreprises différentes. Avec deux de ces organisations, nous avons retravaillé à la définition de leur positionnement et de leurs objectifs moyen-long terme. Les journées initiales se sont transformées en 1 jours dans chacun des entreprises. Depuis, nous avons créé un véritable partenariat pour construire leur projet dans un cadre globale de culture d’entreprise. La troisième voulait une formation sur un sujet précis, comme un empilement de feuilles sans lien…il ne s'est rien passé depuis.

Vous être peut-être surpris de ce paragraphe, il me sert pourtant à introduire le livre cité en introduction.

Simple sans être simpliste ni tomber dans les clichés, « la comédie(in)humaine » revient tout au long de ces 170 pages sur la notion de bonheur en entreprise et sa quasi dictature au sien de certaines organisations. Il y avait très longtemps que j’avais autant annoté un livre.

Je vais vous livrer quelques morceaux choisis, qui, je l’espère vous donnerons envie de le compulser à votre tour.

Dès l’introduction, je retiens cette partie comme un écho fort aux constats faits dans plusieurs entreprises :

« Au fond, les salariés sont aux prises avec deux injonctions contradictoires :

  • Les entreprises exigent de plus en plus de travail de leurs salariés, mais dans les faits l’accumulation de process et de réunions les empêches de travailler ;
  • Alors que les salariés auraient besoin de sens et d’autonomie, on leur demande instamment d’être heureux au travail. »

Un peu plus loin, on peut lire « les salariés ont besoin d’autonomie, de franchise et de sens (…) » ce qui peut apparaître comme une évidence est loin d’être une réalité. Je prends, très souvent, comme image, celle de la brique qui aide à construire un mur (ok, mais mon mur à quoi sert-il ?), ma brique se trouve dans le mur de soutien intérieur d’une construction plus vaste. Je dois savoir que ma place est importante et qu’elle sert l’entreprise réellement. Car construire un mur qui sert de frontière hermétique entre deux positions ne donne pas le même sens que bâtir une cathédrale.

Je trouve formidable le lien avec la lettre transmise par Elon Musk à tous ses salariés il y a quelques années. Sa missive porte sur l’importance de dire au-delà de sa ligne hiérarchique quand quelque chose nous semble important pour la vie de l’entreprise « (…) considérez toujours que vous travaillez pour le bien de l’entreprise et jamais pour votre département (…)».

Un postulat basique trop éloigné de la réalité et ce ne sont pas les systèmes d’organisations matricielles qui résolvent l’équation. L’horizontalité trouve souvent ses limites dans des cadres dirigeants qui peuvent s’en servir comme un diluant plutôt que comme un réacteur.

Et lorsque l’on évoque l’entreprise et le risque on en revient à une maxime que je fais mienne « le droit interdit. La norme oblige », cruel destin… Il serait sans doute impossible aujourd’hui de réaliser des installations aussi emblématiques que la tour Eiffel alors qu’elle elle un porte étendard de notre Pays.

Pour ne pas trop en dire sur ce livre et vous donner l’envie de le lire sans tout dévoiler, je m’arrêt ici dans le descriptif.

Manager c’est avoir un projet, le partager, grandir et faire grandir.

Aussi prendre des risques c’est ce qui fait vivre l’entreprise. Et agir c’est prendre le risque de conséquences imprévues. C’est surtout faire avancer l’entreprise quelle que soit sa taille ou son secteur. Plutôt que rentrer dans le cadre contraint de la norme, le dirigeant doit rechercher l’excellence et chasser la médiocrité. La motivation par un projet est la meilleure source de progrès d’une organisation.

Je finis en me permettant de proposer à celles et ceux qui critiquent leurs entreprises de la quitter car ils font leur propre malheur ainsi que celui des entreprises dans lesquelles ils travaillent. Le bonheur est individuel, son environnement, y compris professionnel, y participe.

jerome

 

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