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Publié par safetyfirst

Bonjour,

une fois n'est pas coutume, je me fais le relais d'un article écrit par le fondateur-dirigeant de Tennaxia, Bernard FORT sur linkedin.

Les informations reprises sont pertinentes et correspondent à la réalité des offres que nous pouvons toutes et tous lire lorsque nous cherchons à nous engager aux côtés d'une nouvelle organisation.

Cependant, cette lecture ne peut que me faire rebondir sur une conversation que j'ai eue hier avec un préventeur qui m'a parlé de comportement et de visites sécurité durant près de 30min. avec pour objectif le nombre d'accidents à diminuer...

Connaissant un peu l'organisation dont il me parlait, je lui ai demandé s'il s'était intéressé à l'encadrement et son implication/exemplarité avant de vouloir "corriger" les opérateurs de premier rang. Et là... un gros blanc... il ne comprenait pas ce que je lui disais et, a priori, surtout ne se voyait pas en manager de managers. Je suis d'autant plus à l'aise pour parler de cela qu'il y a ~10 jours j'ai eu une conversation similaire avec un autre préventeur qui préfère mettre 60.000€ dans une démarche comportementale dans le même objectif de correction plutôt qu'aller chercher du leadership et un vrai positionnement de manager auprès de son encadrement. L'engagement personnel n'est pas le même et il peut arriver d'être déplaisant avec certains managers loués pour leurs qualités techniques plus que leur management.

je suis donc en partie en phase avec B. FORT, le préventeur est trop souvent isolé et cantonné à un rôle d'exécutant et de garant de la conformité. Je peux également vous assurer que la qualité des formations diplômantes délivrées depuis maintenant 10-15 ans en HSE  n'a pas fait que servir la profession tant elles sont disparates. Et contrairement à une fonction marketing ou contrôle de gestion, le préventeur est tiraillé entre les forces externes (la réglementation, les institutionnels,...) et les forces internes (dirigeant, production,..), le pire,de mon point de vue étant le rattachement, comme dans certaines structures, de la fonction prévention, à un pôle juridique ou risk management piloté par le juridique. Autant dire que dans ce cas, le positionnement consiste en un "mannequin challenge" par la tentative d'exprimer du mouvement en restant le plus possible statique.

Pour autant, et comme je l'ai écrit récemment, la fonction de prévention est de mon point de vue la mieux placée pour parler de Qualité de Vie au travail car seule cette fonction travaille sur l'ensemble des éléments la composant. Mais veut-elle vraiment travailler sur les fondements des conditions de travail ?

Nous avons donc du travail à mener que ce soit côté préventeur et côté dirigeant pour optimiser et valoriser cette fonction plutôt que la contraindre. Peut-être que simplement ce sont deux fonctions qui ne se comprennent pas et qu'il faut trouver le bon traducteur.

Jérôme

 

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