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Publié par safetyfirst

Bonjour,

La qualité de vie au travail voudrait que nous soyons autant épanouis au travail que dans la vie privée, que nous puissions toujours avoir des choses « extraordinaires »   à raconter car il devient mal vu de prendre quelques minutes pour soi à ne « rien faire ».

Peut-être que ce temps libre et inactif est l’une des sources de l’amélioration de ces tensions au travail. Le sportif de haut niveau varie son activité et il sait faire des pauses, il est accompagné par une équipe y compris dans le domaine psychologique (d’ailleurs si vous avez vu l’arrivée des frères browlee en triathlon le WE dernier, on se rend compte de l’importance de cette préparation psychologique).

Aussi aujourd’hui, on voudrait que nos équipes soient toutes au top en tout lieu et en tout temps, qu’il n’y ait plus aucun accident ni maladie professionnelle…. Sommes-nous dans ce monde si parfait ?

L’entreprise doit redonner confiance à ses équipes pour son travail et pour cela elle doit avoir confiance en elle-même. Le chef d’entreprise porte de lourdes responsabilités et les salariés font l’entreprise sans la comprendre. Les salariés peuvent être méfiants et pour certains opposés aux intérêts de l’entreprise qui les rémunère. Notre modèle social est en panne (allez donc voir la dernière publication sur les grèves en Europe - http://www.etui.org/Topics/Trade-union-renewal-and-mobilisation/Strikes-in-Europe-version-3-July-2016 -) Si l’on peut comprendre les jours de grève en Espagne eu égard aux conséquences de la crise, je me pose des questions sur la place de la France.-

J’ai cette impression forte que ceux qui dénoncent ce malaise en entreprise sont ceux qui l’ont créé par une absence de dialogue social ponctué d’une approche politique directive dans un monde inconnu de ces mêmes politiques. Ainsi, en ma qualité de préventeur généraliste, la guerre des tranchées entre syndicats patronaux et de salariés arbitrée par une politique toute puissante est l’une des sources principales de notre « manque » de qualité de vie au travail et cette question pourra se résoudre sans doute ponctuellement dans des organisations ouvertes et communicantes. Elle devra, pour autant, être l’objet d’un travail de fond entre partenaires sociaux et politiques ayant pour but une refonte de nos relations au travail.

Je me permets de reprendre un certain nombre de points soulevés régulièrement :

  • Simplifier notre code du travail pour rendre plus responsables les différents acteurs -assistés et contraints aujourd’hui par les règles
  • Adapter la représentation du personnel en entreprise pour disposer de réelles forces constructives (voyez donc cet interview récent d’un salarié de Dassault qui n’est même pas content que son entreprise décroche un contrat de Rafales !)
  • Savoir s’accorder sur le fruit du travail entre baisse et hausse de production / rentabilité : savoir apprendre à ne plus parler d’acquis pour certains et savoir augmenter les salaires pour d’autres (aujourd’hui impossible tellement la défiance est de mise !).

Cette qualité de vie au travail n’a pas de solution toute faite et il faudra du courage pour y arriver, entre entreprises responsabilisantes et entreprises libérées il nous reste à trouver nos propres modèle pour vivre de son travail en ayant envie d’y revenir tous les jours (pour autant que les gouvernants ne changent pas le cap trop souvent)

@ votre écoute

Jérôme

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