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Publié par safetyfirst

Bonjour,

La courbe de Bradley aide, j'ai l'impression, bon nombre de préventeurs dans leur quête du développement de la culture sécurité.

Le point dur réside dans le passage des règles à l'appropriation.

Comment faire avance le management d'une vision contraignante de la sécurité à l'intérêt partagé qu'apporte cette intégration ?

A la faveur de quelques échanges ( le travail en équipe est magnifique!!!), j'ai retravaillé la courbe de Bradley pour en faire une courbe de réussite et ne plus la rapporter à un taux de fréquence ou à l'accidentologie mais plutôt à l'envie de gravir une montagne : Celle du changement de nos habitudes et de nos comportements.

Il faut être réaliste, la sécurité ne se décrête pas.

Elle se vit avec ses hauts et ses bas.

Passer d'une ère réglementaire top-domw à une ère d'échange et d'écoute en matière de sécurité comme toute autre orientation managériale ne se fait pas sans heurt.

Ainsi, je vous propose l'illustration ci-dessous correspondant à une vision propre du déploiement d'une démarche sécurité. Elle devient alors une vraie réussite et aide à avoir une organisation résiliente sur le long terme.

@ votre écoute et prêt à échanger sur les leviers à activer pour passer ces caps.

 

Jérôme

"tout ce qui ne fut pas sera et nul n'en est à l'abri " Lao Tseu

"tout ce qui ne fut pas sera et nul n'en est à l'abri " Lao Tseu

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Henri 10/02/2016 22:25

(réponse à ton message du 9 février)

Hello !

J'aimerais qu'une telle courbes anglosaxone toujours à la mode pointe moins l'individu (implicitement le salarié exécutant) et ne parlent pas que de "sécurité" et "d'accident" (surtout si tu dis viser aussi la "santé").

A+

safetyfirst 11/02/2016 21:04

ok, de mon côté je l'utilise à la fois pour le collectif et l'individu pour les sujets de santé et de sécurité au travail. Nous avons travaillé sur une vision S&ST à horizon 2020 et cela aide énormément à éviter l'enfermement au jour le jour.
C'est sans doute également une aide à la perception des enjeux de santé pour les managers. peut-être ferais-je un article sur ce point?
@+
jérôme

Henri 07/02/2016 15:37

(suite / ton message de 14:40)

Jérôme je ne m'enferme pas dans une vision particulière, au contraire j'ouvre le champ de vision : il ne s'agit pas d'enlever les AT, mais plutôt évoquer clairement les risques professionnels y compris les atteintes moins ponctuelles que les AT de la santé des salariés par le travail qui seront de plus en plus les enjeux de la prévention S&ST. Et c'est pourquoi le "je" de l'individu qui répète 40 actions de montage à la minute ou travaille longtemps de nuit n'a guère de sens.

Sinon je ne comprends pas quand tu envisages d'abord une "approche globale de l'entreprise puis de l'individu" passant par une "compréhension individuelle puis collective"...

A+

safetyfirst 09/02/2016 21:55

Bonsoir Henri,
pour les commentaires j'arrive à suivre et c'est effectivement un bug récurent de la plate-forme.
C'est toujours un bon exercice de transmettre un avis en quelques mots...
le 'je et le collectif" sont associés autant dans la réussite que l'échec. Dans mon champ d'observation (de travail) direct ou indirect (autres préventeurs et TPE-PME) je constate que malgré des contraintes fortes, les solutions mises en oeuvre pour diminuer els contraintes sont parfois rejetées (travail assis possible, aide à la mauntention, mise à niveau,...). Il s'agit à la fois d'échecs individuels (l'opérateur ne change rien) et collectifs (l'encadrement a mis à disposition les moyens).
Quant à certaines expositions comme le travail en équipes, je suis d'accord avec toi sur l'absence de flexibilité. Et je ne sais pas si tu as fait l'expérience de proposer d'autres rythmes de travail (équipes fixes ou rotations différentes)... ça en devient presque un jeu tant l'opposition indirecte est la même et l'équation impossible (le seul blocage la perte de salaire liée à un moindre travail de nuit).
J'ai la chance de travailler dans un environnement pluriel au sens de la S&ST. Les seuls réussites que je constate se retrouvent lorsque les dirigeants et les opérateurs ont trouvé un cap commun permettant de faire avancer collectivement l'entreprise. Pour cela, chacun doit travailler sur ses propres croyances pour sortir du schéma d'opposition classique
Lorsque j'aborde la courbe dans l'article, c'est avant tout une illustration simpliste qui deviendrait illisible si toutes les actions associées se trouvaient indiquées.
Mon objectif est avant tout la préservation de la santé de mes équipes sur le long terme bien plus que l'accident ponctuel qui malgré tout doit être traité et considéré comme toute blessure.
@+
jérôme

Henri 07/02/2016 15:40

Décidément je ne sais pas comment répondrepour que les message se suivent dans l'ordre chronologique... Si tu peux les classer correctement n'hésite-pas.

Henri 07/02/2016 13:01

Hello !

Deux critiques sérieuses / ta courbe Jérôme :

- Elle en reste au niveau de "Je" (l'individu) sans atteindre l'entreprise (sa direction, son organisation, sonfonctionnement). Pour moi cette déclinaison de la foutue courbe de Bradley est toujours la même vision idéologique de la cause individuelle des accidents.

- Et c'est le deuxième problème, elle continue à se limiter aux accidents, car cette idéologie ne colle pas aux maladies professionnelles ou autres atteintes de la santé à long terme (qui commencent timidement à être officialisées par la notion de pénibilité).

Désolé. A+

jerome 07/02/2016 14:40

je pense que tu peux également la voir différemment et ne pas t'enfermer dans une vision particulière.
Cette approche globale de l'entreprise puis de l'individu (les deux sont liés et indissociables) se fait par une compréhension mutuelles des enjeux. Ainsi, je suis d'accord avec toi sur un point que je vais corriger (retirer la partie AT en bas de dessin - tant les AT ne sont pas un enjeu majeur en S&ST!).
Tout du moins, pour 'lavoir vécu et le vivre entre entreprises de 20 à 500 salariés, la logique reste quasiment la même pour la maturité de la S&ST (ce sont autant nos chefs d'entreprises que nos syndicats qui sont parfois les freins les plus importants).
pour ce qui est de la vision santé, elle colle pleinement également à cette démarche car sans compréhension, individuelle, puis collecte et enfin partagée le préventeur ne sert à rien.
C'est de mon point de vue l'une des ses missions principales que de trouver les bon compromis et leviers pour faire grimper le collectif vers un vrai partage et une transparence certaine de la S&ST