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Publié par safetyfirst

Bonsoir,

je suis parfois interpelé sur les résultats sécurité d'entreprises diverses et variées qui mettent en avant des centaines voire des milliers de jours sans accident du travail...

Mon analyse critique et sans doute subjective car incomplète dans l'approche m'amène vers plusieurs voies :

- l'une des plus grosse entreprise française se targue de ne pas avoir d'accident du travail. Toutefois, elle sous-traite toutes ses activités de maintenance/entretien et s'appuie sur la sécurité pour, non pas pour sélectionner les entreprises, mais pour les congédier. L'accident devient ainsi une contrainte commerciale auprès d'entreprises de premier ou deuxième rang pressées par les acheteurs.

  • Dès lors peut-on considérer que la sécurité est un aboutissement ou un échec par les travers engendrés auprès des sous-traitants?

- de nombreuses entreprises phares, ne sont plus en mesure d'assurer leur fonctionnement alors qu'elles ont déployé des politiques et des démarches terrain axées sur le bien être au travail (automobile, conseil, métallurgie, électricité,...). Ces entreprises qui se restructurent ou pire disparaissent en ont-elles fait "trop" sur des sujets QHSE en oubliant leur objectif de production et de rentabilité ?

Un DG avait dit à ses équipes il y a quelques années "la sécurité n'est pas négociable". Celui-là même s'est "séparé" de plusieurs filiales où le culte du "résultat" sécurité était poussé à l'extrême (Tf à zéro mais accidents cachés!!!). Cette phrase est-elle d'actualité et garde-t-elle son sens lorsqu'une entreprise est en déperdition?

Je suis un pro-SST pragmatique. La loi est là pour nous fixer les règles mais faut-il toujours vouloir se transformer en "Monsieur Plus"?.

A l'heure des communications sans limite, les entreprises :

- réapprennent à leurs salariés des règles d'hygiène de vie "semaine du bien manger",

- aident certains à reprendre une activité physique (échauffement, étirement sur les temps de travail),...

J'ai l'impression de voir l'entreprise se transformer en éducateur comme on peut parfois demander aux professeurs des écoles d'apprendre aux enfants à se brosser les dents, à dire merci...

Où doit se situer la limite si elle existe entre prévention - santé - sécurité - réglementation - sensibilité collective ou personnelle ?

Mon pragmatisme m'incite à déjà tendre vers une application pragmatique de la règle... mais plus loin?

jerome

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